|
L'électricité est invisible, et pourtant... verte ou grise. Aujourd'hui, il est possible de se brancher sur l'énergie verte sans se saigner à blanc pour autant. On n'hésite plus ! Elle fait tellement partie intégrante de notre quotidien qu'on l'utilise presque insconsciemment. Chaque fois que nous enfonçons une fiche dans une prise de courant, l'électricité est bien là, elle nous attend. En Belgique, la majeure partie de l'électricité est produite dans des centrales nucléaires (54 %), des centrales au charbon (6,5 %) ou au gaz (31 %). On appelle ce type d'électricité « l'énergie grise » en raison de l'aspect polluant de la production : l'énergie nucléaire émet des déchets radioactifs alors que le gaz et le charbon participent au réchauffement climatique. De plus, et c'est loin d'être négligeable, les réserves de ces énergies fossiles ne sont pas inépuisables.
Des chiffres Heureusement, il existe une solution alternative : l'énergie renouvelable. On peut produire de l'électricité de mille et une manières à l'aide de sources énergétiques qui ne sont ni limitées ni polluantes : l'énergie solaire, éolienne, hydraulique, géothermique, la biomasse, l'énergie marémotrice, etc. On les appelle les « énergies vertes ». En Belgique, on produit actuellement 6,7 % d'énergie verte, un chiffre qui devrait atteindre 13 % en 2020, conformément aux consignes européennes. Bien sûr, on n'oublie pas que même l'énergie verte émet du CO2. Il s'avère en effet impossible d'éviter les émissions de CO2 lors de la production d'une éolienne ou d'un panneau solaire. Mais, alors que l'énergie verte émet- tra la quantité négligeable de 15 g de CO2 par kWh produit, une centrale au gaz en dégagera environ 450 g, tandis que ce chiffre atteindra même quelque 1000 g de CO2/kWh pour une centrale au charbon ! Label et guet-apens Evidemment, nous n'avons qu'un seul réseau d'électricité et les courants gris et vert nous arrivent par le même câble. Impossible de déterminer quel type de courant alimente la prise d'électricité. Pour apporter une solution à ce problème, on a attribué un label à l'énergie verte obligeant les fournisseurs désireux de « faire du green » de s'y affilier. Et c'est précisément là qu'il faut rester vigilant parce que les fournisseurs d'énergie verte se distinguent : certains achètent un « label » bon marché à une centrale hydraulique dans les montagnes, alors qu'ils emploient les bénéfices de votre abonnement pour investir dans des centrales au charbon. D'autres produisent eux-mêmes de l'énergie verte localement. Dans ce second cas, vous êtes pratiquement assuré que le produit de vos paiements servira au développement de la production locale d'énergie verte. Produire de l'énergie verte ne doit pas nécessairement coûter plus cher que générer de l'énergie grise. Tout dépend du lieu où le courant sera produit. En outre, quand les nouvelles technologies seront mieux intégrées dans notre existence, l'énergie verte deviendra encore moins chère. Et si l'on englobait également les coûts externes tels que les coûts sur l'environnement, sur la santé humaine, etc., dans le prix de l'électricité, cela ferait déjà bien longtemps que l'énergie verte serait devenue moins onéreuse que la grise.
Comment bien choisir ? Lors du choix de votre fournisseur d'électricité, posez-vous les questions suivantes : 1. Quelles sources d'énergie et quelle technologie utilise-t-on pour produire cette électricité ? 2. Dans quel type de centrales électriques le fournisseur va-t-il investir dans le futur ? 3. Combien coûte l'électricité ?
Heureusement, il existe bon nombre de moyens pratiques qui vous aideront dans votre choix. Greenpeace a analysé les différents fournisseurs pour en déterminer le caractère « vert » (www.greenpeace.org/belgium/fr/electricite-verte). Notez que tous les fournisseurs obtenant un bon résultat ne peuvent malheureusement pas encore fournir de l'énergie à tout le monde... Rendez-vous également sur le site de la CREG (www.creg.be), le régulateur fédéral des marchés de l'électricité et du gaz. Vous trouverez la liste des fournisseurs et des simulateurs tarifaires sur les sites des régulateurs régionaux : www.brugel.be (Bruxelles), www.cwape.be (Région wallonne), www.vreg.be (Région flamande).
|