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Selon des prévisions de l’OCDE, faute de nouvelles mesures gouvernementales, les émissions de gaz à effet de serre doubleront d’ici 2050. Une hausse moyenne de 3 à 6 degrés Celsius de la température du globe pourrait s’ensuivre d’ici la fin du siècle en l’absence d’initiative décisive des gouvernements. Pour atteindre l’objectif fixé par la communauté internationale, à savoir limiter à 2 °C l’augmentation de la température mondiale, les gouvernements doivent accélérer les négociations en cours à Durban.
Les mécanismes de financement destinés à aider les pays en développement à atténuer le changement climatique et à s’y adapter donneront lieu, à Durban, à des débats et négociations dans un contexte économique difficile. Limiter les émissions de GES en faisant payer le CO2 peut permettre de dégager des recettes conséquentes. Par exemple, selon l’OCDE, si les pays industriels mettaient en œuvre les engagements de réduction des émissions qu’ils ont pris à Copenhague au moyen d’une taxe sur le carbone ou d’un système de plafonnement et d’échange dans lequel tous les permis seraient mis aux enchères, ils engrangeraient plus de 250 milliards USD. Durban doit permettre d'avancer sur différents points négociés l'an dernier à Cancún, notamment sur les sujets de l'adaptation aux changements climatiques, l'aide technologique aux pays en développement et le développement des mécanismes permettant de lutter contre la déforestation, source importante d'émissions de gaz à effet de serre. Il s’agira aussi de préciser le fonctionnement d'un "Fonds vert" destiné à lever jusqu'à cent milliards de dollars par an d'ici 2020 pour aider les nations les plus vulnérables au réchauffement. COP 17 - Durban - South-Africa: www.cop17-cmp7durban.com
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