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Le Protocole de Kyoto avait fixé des objectifs de réductions d’émissions de gaz à effet de serre pour la plupart des pays industrialisés durant la période 2008-2012. Néanmoins, pour la période d’engagement suivante (post 2012) aucun objectif n’est encore fixé à ce jour.
Lors du sommet de Copenhague de décembre dernier, la question du régime climatique post-2012 avait été mise sur la table. L’accord de Copenhague, considéré comme un échec par les Européens en raison de l’absence d’objectifs chiffrés contraignants, se soldera finalement par un engagement des pays développés de libérer 30 milliards de dollars de fonds supplémentaires pour la période 2010 – 2012 et d’arriver à un financement de100 milliards de dollars de financement structurel par an en 2020. Les pays en développement se sont eux engagés à mettre en œuvre des mesures d’actions appropriées et volontaires à l’échelle nationale (les NAMAs pour Nationally Appropriate Mitigation Actions). On soulignera aussi que Copenhague envisage le développement d’un nouveau mécanisme (REDD+, Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation) pour protéger les forêts tropicales. Le sommet de Cancun espère construire un cadre mondial cohérent de lutte contre le changement climatique post-2012. Avant la conférence deux scénarios étaient envisagés. Soit les négociateurs parviennent à prolonger le protocole de Kyoto sur une seconde période d’engagement. On assisterait alors à la coexistence de deux régimes distincts pour les pays industrialisés, avec d’une part le Protocole, et de l’autre un régime « Copenhague » sans permis d’émissions souverains. Le deuxième scénario consiste en la non-adoption d’une deuxième période d’engagement, qui conduirait à l’existence d’un régime unique pour tous les pays de l’annexe 1 (pays de l’OCDE et pays en transition vers une économie de marché), fondé sur la logique de Copenhague. Après une semaine de négociation il semble que les Européens ne puissent obtenir le premier scénario et négocient dès lors en vue de préparer l’adoption d’une nouvelle période d’engagement l’année prochaine en Afrique du Sud. Différentes décisions devraient cependant être prises à Cancun. Elles portent notamment sur : • L’adoption d’un nouveau régime de mesure, rapportage et vérification (MRV) qui désigne l’ensemble des politiques et dispositifs d’évaluation, d’information et de contrôle des actions menées par les Parties, ainsi que les résultats obtenus en matière de mobilisation et d’utilisation des financements, • Les financements pérennes (la mis en œuvre des politiques d’atténuation et d’adaptation est conditionnée à la perspective claire d’un soutien financier des pays industrialisés aux pays en développement), • L’élaboration d’un mécanisme visant à lutter contre la déforestation tropicale (REDD+ -), • L’adaptation au changement climatique, • L’architecture institutionnelle et les règles de fonctionnement du Fonds vert, qui devront être définies. Selon Pierre Radanne, ancien dirigeant de l’ADEME, « Cancun ne sera pas le lieu d’un accord global et historique sur le climat. Il ne s’agira que d’une étape dans le difficile chemin suivi par les négociations internationales. » La délégation officielle belge est menée par le ministre fédéral du Climat et de l’Energie, Paul Magnette, elle compte encore d’autres participants tels que des experts, tant des niveaux fédéral que régionaux, qui conduisent ou suivent les négociations, chacun dans leur domaine d’expertise. www.cop16.mx/en/
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