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Max Havelaar compense les émissions de ses missions vers le Sud

Le commerce équitable est le point de recontre des trois pilliers du développement durable, là où l’équilibre entre les  « 3 Ps » (« people, profit et planet ») est le mieux respecté. Depuis sa création, Max Havelaar a encouragé activement le développement de meilleures pratiques environnementales, tant au sein des standards et critères du commerce qu’équitable que dans ses activités. Ainsi par exemple, la gamme de produits à la fois certifiés ‘équitable’ et ‘bio’, et la prime du commerce équitable est souvent utilisée par les producteurs pour la formation en agriculture biologique.

Comme toute organisation, Max Havelaar émet du dioxyde de carbone, le principal responsable du réchauffement climatique. « Max Havelaar Belgique met toutefois tout en oeuvre pour réduire les émissions. Les employés viennent essentiellement en vélo et en transport public. En outre, nous occupons à présent des bâtiments très performants qui viennent d’être rénovés en profondeur et consomment très peu d’énergie, grâce au soin apporté à la conception et à l’isolation. Les espaces publics sont efficacement partagés entre plusieurs organisations, notre cantine ne sert que des plats bio/équitables, et tous les matériels de communication que nous imprimons le sont sur des matériaux labellisés FSC. Cela fait partie de notre manière de travailler, tout simplement !», explique Laurent Verheylesonne, responsable communication chez Max Havelaar. Bref on l’aura compris l’environnement fait partie de la philosohie de cet organisme de certification équitable. Malgré cela, Max Havelaar travaille en partenariat avec des organisations du Sud, et il est dès lors inévitable mais nécessaire de parfois prendre l’avion. En 2009, trois missions professionnelles ont été programmées, deux en Amérique latine (Pérou et Equateur) et une en Afrique (Côte d’Ivoire et Ghana).

Max Havelaar a demandé à CO2logic, un consultant belge spécialisé dans les Bilan Carbone et en réduction et compensation des émissions, de calculer le Bilan Carbone de ces émissions dues aux missions de l’année 2009. Résultat : 31 tonnes de CO2, dont plus de 90% pour les seuls déplacements en avion. Pour donner un ordre de grandeur cela correspond aux émissions d’une famille belge de 4 personnes durant un an (déplacements routiers, chauffage et électricité). Grâce au Bilan Carbone, Max Havelaar s’est aperçu que certains petits gestes pouvaient réduire l’empreinte globale. Par exemple manger moins de viande diminue le Bilan Carbone. Toutefois, le poste principal reste le déplacement aérien, comme on peut le constater sur le graphique ci-dessous. Et ce poste est souvent inévitable, lorsqu’il s’agit de missions sur d’autres continents.
 
« Ce que l’on ne peut éviter, il est important de le compenser. C’est pourquoi Max Havelaar a décidé de compenser entièrement les émissions dues à ses voyages professionnels. » Concrètement, Max Havelaar soutient une petite centrale de production d’électricité (<10 MW) à partir de déchets de biomasse dans le Rajasthan, dans le nord de l’Inde. La principale source d’énergie provient des déchets agricoles des cultures traditionnelles de la région. Parmi les bénéfices sociaux du projet, outre l’accès à une énergie propre et abordable dans une région peu électrifiée, soulignons que la biomasse demandée toute l'année dans le cadre du projet permet de répartir plus équitablement les flux de revenus des fermiers.
Et de conclure : « Vu l’immensité du défi posé par l’action de l’homme sur le climat, Max Havelaar espère susciter de nombreuses vocations, notamment auprès des partenaires et journalistes qui les accompagnent, afin qu’ensemble nous réduisions notre empreinte CO2. »

www.maxhavelaar.be